Le MitraClip
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Le MitraClip est une procédure non chirurgicale utilisée pour diminuer l’importance d’une insuffisance mitrale.
Elle s’adresse principalement aux personnes pour qui une chirurgie cardiaque comporte un risque trop élevé.
Pour bien comprendre
Le cœur agit comme une pompe musculaire qui permet au sangLe sang est composé de globules rouges, de globules blancs, de plaquettes et de plasma. Les globules rouges sont responsables du transport de l’oxygène et du dioxyde de carbone. Les globules blancs constituent notre système de défense >> de circuler dans tout l’organisme.
Pour assurer un trajet dans le bon sens, sans retour vers l’arrière, il possède quatre valves.
Ces valves s’ouvrent et se ferment à chaque battement, un peu comme des portes, afin de diriger le sangLe sang est composé de globules rouges, de globules blancs, de plaquettes et de plasma. Les globules rouges sont responsables du transport de l’oxygène et du dioxyde de carbone. Les globules blancs constituent notre système de défense >> d’une cavité à l’autre.
La valve mitrale
Parmi ces valves, la valve mitrale est située entre l’oreillette gauche et le ventricule gauche.
On peut l’imaginer comme une porte à deux battants qui laisse passer le sangLe sang est composé de globules rouges, de globules blancs, de plaquettes et de plasma. Les globules rouges sont responsables du transport de l’oxygène et du dioxyde de carbone. Les globules blancs constituent notre système de défense >> de l’oreillette gauche vers le ventricule gauche.
Lorsque le cœur se contracte pour propulser le sangLe sang est composé de globules rouges, de globules blancs, de plaquettes et de plasma. Les globules rouges sont responsables du transport de l’oxygène et du dioxyde de carbone. Les globules blancs constituent notre système de défense >> dans le corps (cerveau, bras, intestins, etc.), cette valve se ferme de façon étanche afin d’empêcher le sangLe sang est composé de globules rouges, de globules blancs, de plaquettes et de plasma. Les globules rouges sont responsables du transport de l’oxygène et du dioxyde de carbone. Les globules blancs constituent notre système de défense >> de refluer vers l’arrière.
L’insuffisance mitrale
Avec le temps, la valve mitrale peut perdre son étanchéité pour différentes raisons.
On dit alors qu’elle « fuit », qu’elle « coule » ou qu’il existe une insuffisance mitrale.
Dans cette situation, une partie du sangLe sang est composé de globules rouges, de globules blancs, de plaquettes et de plasma. Les globules rouges sont responsables du transport de l’oxygène et du dioxyde de carbone. Les globules blancs constituent notre système de défense >> retourne vers l’oreillette gauche au lieu d’être envoyée vers l’organisme.
L’importance de cette fuite est généralement décrite comme :
- légère
- modérée
- sévère
Plus la fuite est importante, plus le cœur doit travailler pour compenser.
À long terme, une insuffisance mitrale significative peut entraîner une fatigueCette sensation d’être fatigué s’exprime d’une manière variable d’une personne à l’autre, malgré des conditions physiques ou un état de santé similaires. >>, un essoufflementL’essoufflement est un symptôme subjectif, ce qui signifie qu’il est ressenti mais ne peut être mesuré de manière objective, et sa perception varie d’un patient à l’autre. Lire plus >> et parfois une accumulation de liquide dans les poumons, signes d’insuffisance cardiaque.
À lire : Insuffisance mitrale chronique
Les traitements possibles de cette valve incompétente
Lorsque l’insuffisance mitrale est importante et nécessite une intervention, le traitement de référence demeure la chirurgie cardiaque.
Selon la situation, celle-ci peut consister à :
- réparer la valve (plastie mitrale)
- ou la remplacer par une valve biologique ou mécanique
Toutefois, certaines personnes présentent un état de santé plus fragile ou des conditions associées qui rendent la chirurgie cardiaque trop risquée.
Dans ces situations, une approche moins lourde pour le corps peut être envisagée, comme le MitraClip, qui permet de traiter la valve sans recourir à une chirurgie à cœur ouvert.
Le MitraClip
Le MitraClip est une procédure réalisée par cathéter qui permet de réduire une insuffisance mitrale importante, c’est-à-dire de diminuer la fuite de la valve mitrale.
Comment ça fonctionne ?
Dans l’insuffisance mitrale, les deux feuillets (ou battants) de la valve ne se referment pas correctement.
Au lieu d’être bien étanche, la valve laisse passer du sangLe sang est composé de globules rouges, de globules blancs, de plaquettes et de plasma. Les globules rouges sont responsables du transport de l’oxygène et du dioxyde de carbone. Les globules blancs constituent notre système de défense >> vers l’arrière.
On peut comparer cette situation à une porte qui ne ferme pas complètement — un peu comme une « porte western » qui reste entrouverte.
Le principe du MitraClip est simple :
il agit comme une petite pince, un peu comme une épingle à linge, qui rapproche les deux feuillets de la valve à l’endroit de la fuite.
En rapprochant ces deux battants, la fuite diminue et le sangLe sang est composé de globules rouges, de globules blancs, de plaquettes et de plasma. Les globules rouges sont responsables du transport de l’oxygène et du dioxyde de carbone. Les globules blancs constituent notre système de défense >> circule davantage dans le bon sens.
Comment se déroule la procédure ?
La procédure est réalisée en salle d’hémodynamie, le même environnement que celui utilisé pour les cathétérismes cardiaques.
Visite de préadmission
Avant l’intervention, une visite de préadmission est généralement prévue.
Lors de cette rencontre :
- la procédure est expliquée
- les questions peuvent être posées
- des analyses sanguines sont réalisées
Le consentement : une étape essentielle
Dans la majorité des cas, les informations concernant la procédure — ses objectifs, ses bénéfices et ses risques — ont déjà été expliquées lors d’une rencontre antérieure.
Le jour de l’intervention, une étape importante demeure : la signature du formulaire de consentement éclairé.
Ce document confirme que l’information a été bien comprise, que les questions ont été abordées et que la décision de procéder au MitraClip est prise de façon libre et éclairée.
Cette démarche, simple mais essentielle, permet de s’assurer que tout se fait en toute connaissance de cause.
Quels sont les risques ?
Comme toute procédure réalisée à l’intérieur des vaisseaux sanguins et du cœur, le MitraClip comporte certains risques.
Le plus fréquent est le saignement, généralement au point d’entrée du cathéter.
D’autres complications sont plus rares (moins d’un cas sur 100) :
- accumulation de liquide autour du cœur (péricardeLe péricarde est une poche entourant le cœur et contenant un liquide lubrifiant pour lui permette de glisser à chaque battement sans friction. >>)
- accident vasculaire cérébral (AVC)
- nécessité d’une chirurgie urgente
Le détachement complet du dispositif est exceptionnel et n’a pratiquement pas été observé.
Mieux vaut prévenir que guérir
Les personnes identifiées à risque ont tout intérêt à agir.
Certains facteurs ne peuvent être modifiés, comme l’âge ou le sexe. D’autres, en revanche, peuvent être améliorés.
Cesser de fumer, adopter une alimentation équilibrée et intégrer une activité physique régulière sont des éléments essentiels pour réduire le risque.
Il en va de même pour un meilleur contrôle du diabète, de la pression artérielle et du taux de cholestérolLe cholestérol est essentiel au bon fonctionnement du corps humain, mais il peut aussi avoir des effets néfastes s’il est présent en excès..
Une hospitalisation de courte durée
Le jour de la procédure, une hospitalisation de courte durée est prévue, le plus souvent limitée à une ou deux journées.
La personne doit se présenter à jeun.
À son arrivée, elle est dirigée vers une salle de préparation où l’équipe infirmière s’assure que tout est en ordre avant l’intervention.
Si une anxiété ou une nervosité est présente, un médicament léger pour favoriser la détente peut être administré.
Cette médication n’est pas obligatoire.
Le jour de la procédure
Le jour de l’intervention, un jeûne depuis minuit est généralement requis.
La préparation se fait dans une salle du centre hospitalier, située à proximité de la salle d’hémodynamie.
La personne porte une jaquette d’hôpital.
Une voie intraveineuse est installée au niveau d’un bras afin de permettre l’administration de médicaments pendant la procédure.
Un rasage de la région de l’aine est réalisé pour faciliter l’insertion du cathéter dans la veine fémorale, à droite ou à gauche.
Préparation en salle de procédure
Au moment prévu, la personne est transportée sur une civière vers la salle de procédure.
L’environnement est similaire à celui d’une salle d’opération.
L’équipe médicale — médecins, infirmières et techniciens — porte des blouses, des masques et des bonnets chirurgicaux.
La pièce est maintenue à une température fraîche, parfois froide, afin d’assurer le bon fonctionnement des équipements de radiologie.
Un drap est placé pour limiter l’inconfort.
Du côté de l’anesthésie
Le confort demeure une priorité tout au long de la procédure.
Une médication pour favoriser la détente peut être administrée avant le début de l’intervention.
Pour assurer un meilleur confort, la procédure est réalisée sous anesthésie générale, habituellement de courte durée.
Cela permet notamment l’utilisation d’une sonde d’échographie introduite dans l’œsophage, le tube reliant la bouche à l’estomac.
Cette étape se déroule sans perception ni souvenir.
Une guidance échocardiographique
Une échocardiographie transœsophagienne est utilisée pour guider la procédure.
Cet examen, qui s’apparente à une gastroscopie, permet d’obtenir des images précises, comme si le cœur était observé en direct.
Ces images aident à positionner le dispositif au bon endroit, afin de rapprocher les feuillets de la valve mitrale et de réduire la fuite.
À lire : Échocardiographie transœsophagienne
Préparation finale
Lorsque tout est prêt, une désinfection rigoureuse de la région de l’aine est réalisée.
Dans certains cas particuliers, la région du cou peut également être préparée.
Une couverture stérile est ensuite installée, puis les derniers appareils de surveillance sont mis en place.
L’intervention débute
La procédure se déroule sous anesthésie générale du début à la fin.
Pour accéder au cœur, une piqûre est réalisée dans une veine de l’aine, appelée veine fémorale.
Un tube de plastique, appelé introducteur, est ensuite mis en place.
Il sert de point d’entrée stable pour les instruments utilisés pendant toute la procédure.
Un cathéter est introduit dans cette veine et progresse jusqu’au cœur.
Le trajet emprunté passe par la veine fémorale, puis la veine cave inférieure, pour atteindre l’oreillette droite.
Pour accéder à l’oreillette gauche, une traversée du septum interauriculaire — la paroi qui sépare les deux oreillettesLes oreillettes sont les deux cavités supérieures du cœur. Elles agissent comme des réservoirs du sang qui ira remplir les ventricules. >> — est nécessaire.
Cette étape est réalisée avec précision grâce à la guidance échocardiographique
Au niveau de la valve mitrale
Une fois à la valve mitrale, l’emplacement de la fuite est repéré à l’aide de l’échographie.
Le dispositif est ensuite positionné afin de rapprocher les deux feuillets de la valve, un peu comme une pince qui vient les maintenir ensemble.
Selon la situation et l’importance de la fuite, un ou plusieurs dispositifs peuvent être utilisés afin d’obtenir le meilleur résultat possible.
Vérification immédiate du résultat
Dès que les feuillets sont rapprochés, l’échographie permet d’évaluer la fuite résiduelle, c’est-à-dire la quantité de fuite qui persiste.
Le résultat est analysé immédiatement.
Si la fuite demeure trop importante, un dispositif supplémentaire peut être ajouté afin d’améliorer l’étanchéité de la valve.
À quoi s’attendre ?
Cette procédure vise principalement à diminuer les symptômes liés à l’insuffisance mitrale, comme l’essoufflementL’essoufflement est un symptôme subjectif, ce qui signifie qu’il est ressenti mais ne peut être mesuré de manière objective, et sa perception varie d’un patient à l’autre. Lire plus >> et la fatigueCette sensation d’être fatigué s’exprime d’une manière variable d’une personne à l’autre, malgré des conditions physiques ou un état de santé similaires. >>.
Elle permet également de réduire le risque d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque, notamment en limitant l’accumulation de liquide dans les poumons.
Après la procédure
Si l’évolution est favorable, le congé est habituellement accordé rapidement, souvent dès le lendemain de l’intervention, ou dans les 24 à 48 heures.
Des précautions à prendre
Le MitraClip est un petit dispositif métallique qui maintient les feuillets de la valve mitrale rapprochés.
Comme tout matériel implanté, il peut favoriser la formation de caillots sanguins.
Une médication antiplaquettaire est généralement prescrite pour une durée d’environ six mois.
Le dispositif peut également, dans de rares cas, être exposé à un risque d’infection si des bactéries circulent dans le sang.
Une bonne hygiène buccale est donc essentielle.
Dans certaines situations, la prise d’antibiotiques préventifs peut être recommandée avant des soins dentaires ou certaines interventions.
Par la suite…
Le suivi est habituellement assuré par le médecin référent.
Il repose notamment sur des échocardiographies répétées afin d’évaluer la réduction de la fuite mitrale et son évolution dans le temps.
À la maison
Les activités quotidiennes peuvent être reprises progressivement dans les jours suivant la procédure.
Il est recommandé d’éviter les bains et les piscines pendant les trois à quatre premiers jours, en raison du point d’entrée au niveau de l’aine.
La douche demeure permise.
Une légère sensibilité ou raideur à l’aine peut être présente pendant quelques jours.
L’application de chaleur sèche, comme une bouillotte, peut aider à soulager l’inconfort.
Conclusion
Le MitraClip représente une option de traitement efficace pour certaines personnes atteintes d’insuffisance mitrale, particulièrement lorsque la chirurgie comporte un risque élevé.
Sans remplacer toutes les approches chirurgicales, il permet, dans des situations bien choisies, d’améliorer les symptômes et la qualité de vie.
Un suivi médical adapté demeure essentiel afin d’assurer les meilleurs résultats à long terme.








