Imagerie par résonance magnétique (IRM) cardiaque sous stress

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L’IRM cardiaque sous stress est une version plus complète de l’examen réalisé au repos.

Elle permet d’évaluer la structure et le fonctionnement du cœur lorsque celui-ci est stimulé pour imiter un effort.

Les artères coronaires ne sont pas visualisées directement. On observe plutôt les effets d’un apport sanguin insuffisant sur le muscle cardiaque.

Pour ce faire, les images obtenues pendant le stress sont comparées à celles prises au repos.

Si une région du cœur se contracte normalement au repos, mais présente une diminution de sa contraction lorsque la demande en oxygène augmente, cela peut suggérer qu’elle ne reçoit pas suffisamment de sang en situation d’effort. Cette situation peut être liée à un rétrécissement d’une artère coronaire.

Comme l’IRM de repos, cet examen permet également d’analyser la qualité du tissu cardiaque et de détecter des cicatrices, une inflammation ou d’autres anomalies.

À lire: IRM cardiaque de repos

La nature de l’examen

L’IRM cardiaque sous stress n’utilise pas de radiations ionisantes. Contrairement aux rayons X, au scanner ou à certains examens de médecine nucléaire, elle repose sur un champ magnétique puissant (1,5 ou 3 Tesla), des ondes de radiofréquence et un système informatique avancé pour produire des images détaillées.

Il s’agit donc d’un examen reconnu pour sa sécurité lorsqu’il est réalisé selon les protocoles établis.

Comment provoque-t-on le « stress » ?

Contrairement à une épreuve d’effort classique réalisée sur un tapis roulant, l’IRM ne permet pas de bouger pendant l’acquisition des images. Pour des raisons techniques et logistiques, l’effort physique ne peut donc pas être utilisé.

Le « stress » est plutôt provoqué par l’administration d’un médicament par voie intraveineuse.

Selon la situation clinique, différentes substances peuvent être utilisées (par exemple le dipyridamole, l’adénosine ou la dobutamine). Ces médicaments augmentent temporairement le travail du cœur ou modifient la circulation dans les artères coronaires, reproduisant ainsi les effets d’un effort.

Cela permet d’observer comment le muscle cardiaque réagit lorsque la demande en oxygène augmente.

Pourquoi est-ce important ?

Au repos, certaines obstructions des artères coronaires peuvent passer inaperçues, car le cœur ne travaille pas à pleine capacité.

Lorsque le cœur est stimulé, une région qui manque d’apport sanguin peut présenter une diminution de sa contraction. Cette situation correspond à ce que l’on appelle une ischémie.

Les informations obtenues permettent :

  • de confirmer ou d’écarter la présence d’une maladie coronarienne
  • d’en apprécier l’importance
  • d’orienter la prise en charge, qu’elle soit médicamenteuse ou interventionnelle (angioplastie ou chirurgie)

Un complément à l’échocardiographie de stress

L’IRM cardiaque sous stress peut être particulièrement utile lorsque l’échocardiographie de stress ne permet pas d’obtenir des images suffisamment précises.

Elle offre alors une analyse plus détaillée du fonctionnement du cœur.

La prise de rendez-vous

Un rendez-vous est nécessaire.

Dans plusieurs cas, le médecin prescripteur organise lui-même la demande. Le secrétariat communique ensuite la date et l’heure prévues.

Durée

L’examen dure généralement entre 60 et 65 minutes.

Une préparation particulière

Des consignes spécifiques sont transmises avant le rendez-vous.

  • Il est demandé d’être à jeun le jour de l’examen.
  • Certains médicaments doivent être suspendus avant l’examen. Le médecin précisera lesquels et à quel moment les interrompre.
  • De la même façon, il faut éviter le café, le thé et les boissons contenant de la caféine pendant les 24 heures précédant l’examen, car toutes ces substances peuvent interférer avec la médication utilisée pour simuler l’effort.

Le jour du rendez-vous

Un questionnaire de sécurité doit être rempli avant la procédure. Il vise notamment à vérifier :

  • la présence de claustrophobie ou d’un inconfort en espace clos
  • le port d’un stimulateur cardiaque (pacemaker)
  • l’existence d’allergies, particulièrement au gadolinium
  • une grossesse
  • la fonction rénale (une prise de sang peut être demandée au besoin)
  • la présence d’implants ou de fragments métalliques, notamment au niveau du cerveau ou des yeux
  • dans le cadre d’un examen de stress, la présence d’asthme

Se changer pour l’examen

Il est demandé de retirer complètement les vêtements du haut du corps et de revêtir une jaquette d’hôpital.

Attention aux objets métalliques

Aucun objet métallique ne doit être conservé (monnaie, bijoux, ceinture, etc.). La procédure rappelle les mesures de sécurité aéroportuaires.

Vérifications préalables

Avant d’entrer dans la salle d’examen, le technologue revoit les éléments du questionnaire et confirme les consignes de sécurité.

Mise en place d’un cathéter

Un cathéter intraveineux est installé dans les avant-bras. Il permet l’administration du produit de contraste nécessaire à l’acquisition des images.

La personne est ensuite accompagnée vers la salle d’imagerie.

L’installation

L’endroit est bien éclairé et généralement maintenu à une température fraîche.

Une fois assis sur la table mobile, trois électrodes sont placées sur le thorax afin d’enregistrer l’activité cardiaque tout au long de la procédure. Il est ensuite possible de s’allonger confortablement sur le dos.

Des écouteurs, un oreiller et une couverture sont fournis pour assurer un maximum de confort.

La procédure

Pour la suite de l’examen, la tête et le thorax entrent doucement à l’intérieur de l’appareil. Celui-ci est en forme d’anneau (souvent comparé à un beigne). La table se déplace automatiquement : aucun effort n’est requis.

Le tunnel est large et ouvert aux deux extrémités, ce qui réduit considérablement la sensation d’enfermement.

Un examen sous surveillance constante

Il est possible de signaler en tout temps comment l’on se sent au technologue.

Une fois l’installation complétée, le technologue se rend dans la salle de contrôle adjacente. Une paroi vitrée sépare les deux pièces et permet une observation continue pendant toute la durée de l’examen.

La communication demeure constante : la voix du technologue est entendue par les écouteurs fournis, et plusieurs microphones permettent de répondre facilement.

Un appareil bruyant

L’IRM produit des bruits intermittents parfois intenses durant l’acquisition des images. Les écouteurs servent donc à atténuer le bruit et à transmettre les consignes.

Entre les séquences, il est possible d’écouter de la musique ou la radio, selon la préférence exprimée avant le début de l’examen.

L’importance des consignes respiratoires

À certains moments, des instructions précises concernant la respiration sont données.

Le respect rigoureux de ces indications est essentiel pour optimiser la qualité des images obtenues.

Pression artérielle et fréquence cardiaque

La tension artérielle est vérifiée à plusieurs reprises durant la procédure.

Le rythme cardiaque est également surveillé en continu grâce aux électrodes placées sur le thorax.

Ce suivi permet de s’assurer que la réaction au médicament utilisé pour simuler l’effort demeure appropriée et sécuritaire tout au long de l’examen.

La phase de stress

Dans le cadre d’une IRM cardiaque de stress, l’examen débute par la phase dite « de stress ».

Un médicament administré par voie intraveineuse (comme le dipyridamole, l’adénosine ou le régadénoson) provoque une dilatation des artères coronaires et reproduit les effets d’un effort sur le cœur.

Au moment où l’effet du médicament est maximal, une première dose de produit de contraste (gadolinium) est injectée. Les images obtenues à ce moment permettent d’évaluer la réponse du muscle cardiaque lorsque la demande en oxygène est augmentée.

La phase de repos

Après un délai d’environ dix minutes, une seconde injection de contraste est administrée durant la phase de repos.

Les images recueillies à ce moment servent de point de comparaison.

En comparant les deux séries d’images, il est possible d’identifier une région du cœur qui fonctionne normalement au repos, mais dont la contraction est altérée sous stress. Cette différence peut suggérer un apport sanguin insuffisant lié à un rétrécissement d’une artère coronaire.

Certains protocoles dits « rapides » ne comportent qu’une phase de stress, ce qui permet de réduire la durée totale de l’examen.

L’analyse tardive du contraste

L’examen se poursuit par des images réalisées quelques minutes après l’injection du gadolinium.

Ces séquences permettent d’analyser la qualité du muscle cardiaque et de détecter la présence éventuelle de cicatrices ou d’autres anomalies du tissu.

Après l’examen

Le cathéter est retiré à la fin de la procédure.

Il est alors possible de se rhabiller et de quitter les lieux immédiatement.

Les résultats sont transmis au médecin traitant, qui en fera l’interprétation et discutera des conclusions lors du suivi.

Les résultats

Les résultats de l’examen sont transmis au médecin qui en a fait la demande.

C’est avec lui que les conclusions seront expliquées et que les prochaines étapes, s’il y a lieu, seront discutées.

Copie à un autre médecin

Il est également possible de demander qu’une copie du rapport soit acheminée à un second professionnel de la santé.

Il suffit de fournir son nom et ses coordonnées, avant ou après l’examen.