Les capillaires pulmonaires

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Les capillaires pulmonaires sont de minuscules et délicats vaisseaux sanguins grâce auxquels les globules rouges peuvent puiser de l’oxygène dans les poumons.

En fait, c’est précisément à cet endroit que la respiration s’effectue.

La plomberie du corps humain

D’une manière imagée, la circulation sanguine dans le corps humain peut être comparée à la plomberie qui alimente les conduites et les appareils de distribution d’eau d’une maison, permettant ainsi son utilisation. Notre système vasculaire est composé d’artères, de veines et de capillaires, tous servant de vaisseaux sanguins.

Le sang est transporté vers les organes par les artères, puis utilisé par les cellules au niveau des capillaires, les vaisseaux sanguins les plus fins et les plus petits.

Les capillaires sont comme les éviers, les lavabos de votre maison. C’est là que vous utilisez l’eau.

Tout comme les eaux usées domestiques sont évacuées vers les égouts par les drains des éviers, baignoires et autres, le corps humain élimine ses déchets à travers ses vaisseaux sanguins, principalement les veines.

Lavabo

Une exception faisant la règle

La circulation sanguine dans les poumons fait exception à cette description. Ce sont les artères qui transportent le sang usé et riche en dioxyde de carbone (CO2).

Les veines ramènent au cœur le sang pleinement oxygéné.

Les capillaires de la circulation pulmonaire

Les capillaires pulmonaires agissent comme des points de liaison entre les artères et les veines pulmonaires.

Ce sont vaisseaux microscopiques où les globules sanguins circulent en file indienne, facilitant ainsi le transfert d’oxygène et de gaz carbonique (CO2).

 

On peut comparer les capillaires pulmonaires à des drains perforés recouverts d’une membrane qui empêche les protéines et les cellules sanguines de s’échapper, tout en permettant aux fluides sanguins de sortir ou de retourner dans la circulation. Normalement, un équilibre est maintenu, évitant ainsi toute accumulation de liquide dans les poumons.

Toutes les cellules du poumon baignent dans ce fluide où l’oxygène et le gaz carbonique (CO2) diffusent facilement.

 

Les alvéoles

Les poumons sont composés d’une multitude de petits sacs d’air appelés alvéoles ; on en dénombre plus de 600 millions.

Chaque alvéole possède un diamètre de 0,2 mm et est munie d’une paroi très mince recouverte de capillaires pulmonaires.

La fine couche de cellules qui tapisse l’intérieur des alvéoles baigne dans le liquide décrit précédemment.

Ce liquide permet le contact entre les cellules des capillaires et celles des alvéoles, facilitant ainsi les échanges d’oxygène (O₂) et de dioxyde de carbone (CO₂).

Haute concentration vers une basse concentration

Tous ces échanges, qu’il s’agisse de nutriments ou de déchets, se produisent par diffusion, c’est-à-dire du mouvement des substances des zones de forte concentration vers les zones de faible concentration.

L’effet de la respiration

De manière très efficace, le sang veineux chargé en dioxyde de carbone (CO₂) arrive dans les capillaires pour se recharger en oxygène (O₂). Celui-ci est diffusé des alvéoles vers les capillaires en tant que carburant, tandis que le CO₂, déchet des cellules, est éliminé lors de l’expiration dans le cycle de la respiration.

Une fois oxygéné, le sang quitte les alvéoles et se dirige vers le cœur, d’où il part oxygéner les organes du corps humain.