L'INSTALLATION D'UN CARDIOSTIMULATEUR (PACEMAKER)

L'INSTALLATION D'UN CARDIOSTIMULATEUR (PACEMAKER)

Un pacemaker ou cardiostimulateur ou encore stimulateur cardiaque est un dispositif électronique destiné à assurer l’activité électrique du cœur, laquelle est essentielle à sa contraction.

Ce petit appareil est constitué de 2 parties : le boîtier qui contient les circuits électroniques et la pile, puis les électrodes qui assurent les communications électriques entre le cœur et le boîtier.

Pour en savoir plus : Qu’est-ce qu’un pacemaker?

 

Lorsque son installation est requise

Son installation est requise chez les patients qui présentent certains troubles du rythme cardiaque.

L’installation d’un pacemaker s’effectue pendant une courte hospitalisation quand il s'agit d'une situation nécessitant une correction rapide de l’électricité cardiaque ou tout aussi bien en externe lorsqu'il est requis sans urgence.

 

Il faut prendre rendez-vous

Lorsque le médecin recommande l'installation d'un cardiostimulateur, il fait une demande à une institution compétente.

 

La préadmission possible

L'hôpital communique ensuite avec le patient afin de lui donner un rendez-vous de rencontre préparatoire avant son intervention en chirurgie d'un jour.

Il est important d’apporter sa liste de médicaments lors de cette rencontre.

 

Le jour de l’intervention

Le jour de l’intervention, le patient est accueilli par l'équipe responsable de sa préparation. Il doit être à jeun à compter de minuit la veille.

 

Avant l'intervention, il est important pour le patient de bien suivre les directives de son médecin quant à la prise de sa médication habituelle. Certains médicaments, et notamment les anticoagulants, doivent être cessés depuis la veille de l’admission, sinon la journée même. En cas de doute, le patient doit s’abstenir de prendre ses médicaments et il en informera l'équipe médicale dès son arrivée à l'hôpital.

Un court questionnaire, incluant toute allergie connue, est rempli par le patient avant l'intervention pour s’assurer que son dossier est bien à jour.

 

Le patient doit revêtir une jaquette d'hôpital.

Une infirmière installera alors un ou deux accès veineux à travers lesquels un soluté pourrait être administré. Ces accès veineux serviront également à l’administration de médicaments, au besoin, pendant l’examen.

 

Il peut arriver que le patient doive rester à l'hôpital jusqu'au lendemain matin.

 

L’appel en salle

Le moment venu, le patient est appelé dans la salle où l’intervention doit être pratiquée. On administre des antibiotiques par le petit cathéter installé dans une veine précédemment pour prévenir toute infection.

Une fois toutes les préparations terminées, le patient quitte cet endroit jusqu’à son retour après la procédure.

 

L’entrée en salle

Une autre équipe accueille le patient et l'aide à passer de la civière à la table d’examen.

La salle peut être intimidante, elle ressemble à une salle de chirurgie. Le personnel porte des vêtements, des masques et des bonnets chirurgicaux, de même que des vêtements plombés pour les protéger des rayons X requis pour tous les patients qui subissent ce genre d'intervention.

La température est froide pour permettre le bon fonctionnement de l'équipement.

 

On s'assure du confort maximal du patient et, sachant qu'il éprouve tout naturellement une certaine anxiété, une sédation lui est administrée toujours par ce cathéter dans la veine.

Le haut du corps du patient est entièrement dénudé et des électrodes, des petits capteurs électriques, sont placés directement sur sa peau à différents endroits.

L’implantation du cardiostimulateur se fait généralement au haut du thorax, à gauche. On utilise un liquide particulièrement froid pour désinfecter généreusement cet endroit. Il peut arriver que ce liquide provoque un léger échauffement temporaire, surtout chez les hommes dont la poitrine a dû être rasée.

Après la désinfection, la poitrine du patient est recouverte d'un drap stérile en prévention des risques d'infection. À ce moment-ci, on demande au patient de ne plus bouger.

 

Anesthésie

Cette procédure n'est pas faite sous anesthésie générale. On a recours à une anesthésie locale, c'est-à-dire qu'on gèle uniquement la zone visée par l'intervention pour la rendre insensible.

 

La procédure en soi

La procédure d’implantation d’un stimulateur cardiaque est en réalité très simple.

Étant donné que le boîtier doit être inséré sous la peau, une courte incision est pratiquée à partir de laquelle une petite pochette est créée. De là, la veine principale, la veine sous-clavière du bras, est localisée puis ponctionnée afin de permettre l’introduction de la sonde ou des sondes du cardiostimulateur; celles-ci sont également appelées « électrodes ».

 

 

 

 

 

 

L’installation de ces électrodes se fait à l’aide de rayons X pour s'assurer de leur bon positionnement et, par le fait même, de leur bon fonctionnement.

 

 

 

 

 

 

Quand le tout est en place, la pochette est refermée à l’aide de points de suture fondants, c’est-à-dire une couture faite avec un fil dont la résorption se fera au cours des jours suivants.      

 

Le retour dans la salle de préparation et surveillance

Le patient est transféré à la salle où il a été reçu le matin. Une période de surveillance débute pour s’assurer que le patient va bien et du bon fonctionnement du stimulateur cardiaque.

La durée de cette période varie d'un centre à un autre et, évidemment, en fonction de l'état de santé du patient.

 

Au départ du patient

Avant son départ de l'hôpital, le patient reçoit une fiche d'information où sont inscrits les caractéristiques du stimulateur cardiaque, son numéro de série, de même que le nom du fabricant.

Le patient recevra une carte plastifiée similaire, par la poste, quelques jours après son retour chez lui.

 

Quelle est la suite à la maison?

Des recommandations écrites quant aux soins, la surveillance et les précautions à prendre au cours des quelques jours suivant cette intervention sont fournies au patient avant son départ de l'hôpital.

Ce document est très important car le patient oublie souvent les conseils qui lui ont été donnés par le personnel médical traitant.

Pour en savoir plus (À venir) : Quoi faire ou ne pas faire suite à l'installation d'un pacemaker?

 

La vie peut reprendre son cours tout à fait normalement après cette période de convalescence.

 

Mythes ou vérités?

Plusieurs mythes existent sur l’interdiction de manipuler différents objets en raison de la présence d’un pacemaker.

Le téléphone cellulaire n’y cause aucune interférence et il en est de même pour les fours à micro-ondes. Les boîtiers installés depuis plusieurs années maintenant sont immunisés contre les interférences électromagnétiques.

L’utilisation du téléphone cellulaire devrait se faire avec une certaine distance du pacemaker. Une distance de 10 à 15 centimètres est tout à fait conforme aux normes de sécurité.

 

Suivi du pacemaker ou cardiostimulateur

Un rendez-vous à une clinique spécialisée est habituellement prévu 1 à 2 mois suivant l’intervention. Sur place, un médecin vérifie la plaie, analyse le pacemaker à l’aide d’un appareil relié au cardiostimulateur; ce médecin est apte et prêt à répondre à toute question que son visiteur peut se poser relativement à l'appareil dont il est muni.

 

Par la suite, le suivi peut se faire de 2 façons

Le suivi du pacemaker peut se faire de 2 façons, soit en prenant rendez-vous à une clinique spécialisée ou sans se déplacer.

 

La façon la plus courante

En général, les gens se rendent une ou deux fois par année à une clinique spécialisée en stimulateurs cardiaques.

Pour en savoir plus (À venir): Clinique du pacemaker

 

Sans se déplacer

L’autre façon est celle d’une communication à distance des informations du pacemaker avec le centre spécialisé.

Un dispositif sans fil est placé dans la chambre à coucher. Les informations recueillies sont transmises au centre. Ainsi, ce genre de communication constante permet parfois d'établir des diagnostics plus rapidement que ceux qui sont posés à l'examen des performances du stimulateur cardiaque lors des visites périodiques à la clinique.

Cette façon de faire est d’autant plus utile chez les patients qui ont à parcourir une longue distance pour se rendre à la clinique spécialisée, et ce, parfois dans des conditions météorologiques qui ne sont pas toujours clémentes.

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