CARDIOSTIMULATEUR (BATTERIE, PACEMAKER)

CARDIOSTIMULATEUR (BATTERIE, PACEMAKER)

 

Un pacemaker ou plus communément appelé « batterie » est aussi appelé cardiostimulateur ou stimulateur cardiaque.

 

Un appareil de plus en plus petit

Cette appareil électronique alimenté par une batterie est de la grosseur d’une pièce de 2 dollars et légèrement plus épais est installé sous la peau généralement un peu plus bas de la clavicule gauche.

 

Nécessite une petite opération

Cette installation se fait par une intervention chirurgicale de quelques minutes sans plus. Il n’est pas nécessaire de faire une anesthésie générale, une simple anesthésie locale, c’est-à-dire « geler » au pourtour suffit.

 

Un boitier et des fils électriques

Cet appareil composé d’un boitier et d’un, deux ou 3 fils électrique, produit une impulsion électrique qui stimule la contraction cardiaque avec une fréquence préétablie.

Lorsque que la fréquence cardiaque est supérieure à celle préétablies, le pacemaker est en attente.

 

Dès que la fréquence cardiaque s’abaisse en deçà de celle préétablie, le pacemaker prend la relève.

 

Le cœur possède son propre système électrique

Il faut rappeler que le cœur possède son propre système électrique pour générer sa contraction.

La fréquence cardiaque est sous la responsabilité d’une région spécialisée du système électrique au niveau de l’oreillette droite, appelé le nœud auriculoventriculaire.

Cette région est en sorte un chef d’orchestre de la fréquence cardiaque.

 

Une fois que cette impulsion électrique a traversé les oreillettes elle est transmise que par un seul passage vers les ventricules. Ce passage spécialisée et appelé le nœud auriculoventriculaire. C’est le douanier électrique. Il permet le passage électrique avec une fréquence maximale permise.

Au-delà de cette fréquence, le passage électrique est impossible.

 

L’impulsion électrique après ce passage spécialisé est transmisse aux ventricules par un système de conduction rapide, comme une autoroute électrique pour transmettre l’impulsion électrique au bas des ventricules.

Cette conduction spécialisée permet aux ventricules de se contracter du bas vers le haut, poussant le sang vers les valves tricuspides, soit vers l’artère pulmonaire à droite et vers l’aorte à gauche.

 

Plusieurs facteurs influence le système électrique

Le chef d’orchestre et le douanier électriques sont influencés par une multitude de facteurs qui peuvent ralentir ou bloquer l’impulsion électrique.

 

On peut nommer :

  • Certaines composantes du sang appelées électrolytes comme le potassium, le sodium et le calcium.
  • Certains médicaments comme les bêtabloqueurs et certains anticalciques
  • Le vieillissement et maladie du système électrique
  • Une atteinte du muscle cardiaque comme un infarctus.
  • Certaines maladies valvulaires

 

Les désordres d’électrolytes peuvent être corrigés pour un retour à la normal de la fonction du système électrique.

Il en est de même pour les médicaments nommés ci-haut. Leur retrait peut normaliser la situation. Cependant, ils sont parfois nécessaires pour contrôler certaines arythmies responsables d’accélérations anormales de la fréquence cardiaque. Dans ce cas et pour les autres facteurs ci-haut un pacemaker est nécessaire pour normaliser la fréquence cardiaque.

 

Des symptômes variés et vagues

Chez les patients aux prises avec une atteinte du système électrique ayant comme conséquence un ralentissement ou un bloc de l’impulsion électrique,  les symptômes peuvent être variés. On y retrouve :

  • Fatigue
  • Essoufflement plus facile à l’activité physique
  • Faiblesses
  • Pertes de conscience, parfois brutales

Ces symptômes sont la conséquence d’une fréquence cardiaque anormalement lente et responsable d’une oxygénation déficiente pour les organes du corps humain.

 

Prendre son pouls aide au diagnostic

Le patient peut collaborer au diagnostic en prenant son pouls ou sa tension artérielle.

La fréquence cardiaque est anormalement lente voir inférieure à 50 battements minutes.

 

L’ECG montre le problème

Le diagnostic est fait à l’aide d’un électrocardiogramme.

 

Maladie parfois découverte par hasard

Certains patients peuvent être tout à fait sans symptôme et le diagnostic est fait par hasard par un électrocardiogramme demandé  pour une autre raison.

 

Peut-on corriger la situation

Une fois le diagnostic établis le médecin vérifie s’il y a une cause réversible à cette condition.

La liste des médicaments est revue de même que des prises de sang.

 

Nécessité d’implanter un pacemaker

S’il n’y a pas de cause réversible possible, l’installation d’un cardiostimulateur ou pacemaker est proposée au patient en expliquant ces risques et ces bénéfices.

 

Différents types de pacemaker

Le type de pacemaker et le nombre d’électrodes ou sonde à installer est déterminé par le professionnel de la santé responsable de son installation.

Les électrodes sont placées à l’intérieurs d’une ou de deux chambres cardiaques. Elles sont placées dans la ou les chambre cardiaque droite pour la facilité d’accès.

 

  • Pacemaker simple chambre

Un boitier assorti d’une seul  électrode est appelé pacemaker simple chambre puisqu’avec son unique électrode, il stimule qu’une chambre cardiaque, le ventricule droit en l’occurrence.

 

  • Pacemaker double chambres
     

Un boitier assorti de deux électrodes est appelé pacemaker à double chambre.

Les deux électrodes stimulent deux chambres cardiaques, soit l’oreillette droite et le ventricule droit.

 

 

  • Pacemaker Bi-V

Un boitier assortis de 3 électrodes est utilisé chez certains patients aux prises avec l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection abaissée. Le cœur de ces patients est souvent dilaté et possède une conduction de l’électricité anormale dans les ventricules.

Cette anomalie de conduction électrique fait en sorte que le synchronisme de la conduction dans les deux ventricules est perdu causant une certaine déficience sur la fonction du cœur.

Pour resynchroniser la contraction des deux ventricules, une électrode est déposée dans l’oreillette droite, une deuxième dans le ventricule droit et la troisième sur le ventricule gauche en la glissant dans le grosse veine du cœur qu’on appelle; le sinus coronaire.

 

Comment ça marche

Les cardiostimulateurs à double chambres sont les plus souvent installés. Voici comment se résume leurs fonctionnements.

Les électrodes de l’oreillette droite et du ventricule droit envoient au boitier les informations de l’activité électrique quelles enregistrent.

Dans les cas où aucune activité électrique n’est perçue aux niveaux des oreillettes, le pacemaker envoie une impulsion électrique par l’électrode de l’oreillette droite. Cette impulsion électrique est transmise aux oreillettes, puis aux ventricules.

Dans le cas où elle ne traverse pas aux ventricules, le pacemaker acheminera une autre impulsion par l’électrode ventriculaire.

Le pacemaker est programmé de façon telle qu’il y a un temps d’attente entre les deux impulsions pour permettre l’activité électrique naturelle du cœur.

 

Plusieurs combinaisons sont possibles dans l’activité d’un pacemaker.

Tout en gardant l’exemple ci-haut, lorsque l’activité électrique est transmise des oreillettes aux ventricules, l’activité ventriculaire est perçue par la sonde ventriculaire. Le pacemaker n’a pas besoin de donner une impulsion électrique à la sonde ventriculaire.

Il est possible que l’activité électrique soit générée par le pacemaker naturel et transmise normalement au niveau des oreillettes. Cette activité est perçue par la sonde auriculaire. Le pacemaker n’a pas besoin d’y envoyer une impulsion. Il attend maintenant les informations de la sonde ventriculaire. Dans le cas où aucune activité n’est transmise aux ventricules, une impulsion électrique est lancée aux ventricules.

 

On petit ordinateur sous la peau

On peut comprendre que le pacemaker est un petit ordinateur placé sous la peau, qui reçoit de l’information électrique, l’analyse, donne un délai raisonnable au système électrique du cœur pour son fonctionnement naturel.

Son activité est en complémentarité au système électrique naturel.

 

La durée de la batterie

La durée de la batterie est dépendante de l’utilisation nécessaire du pacemaker. Dans les situations ou le pacemaker fonctionne beaucoup, la batterie a une durée moyenne de 10 ans.

Cette durée est plus prolongée dans les cas où il est moins sollicité.

 

 

Vérification de pacemaker nécessaire

Les cardiostimulateurs sont vérifiés sur une base régulière.

Un rendez-vous pour leur analyse est requis une ou deux fois par année.

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