INTRODUCTION À L'HISTOIRE DE LA CARDIOLOGIE

24 novembre 2017

INTRODUCTION À L'HISTOIRE DE LA CARDIOLOGIE

 

Ce n’est pas chose simple que d’écrire sur l’histoire de la cardiologie. Les auteurs peuvent avoir un parti pris sur des évènements décrits comme étant historiques par certains ou anecdotiques par d’autres. Les sources peuvent également teinter les récits.

En consultant la documentation sur les débuts de la chirurgie cardiaque, je me suis vite rendu compte qu’il y a plusieurs anecdotes et revendications au sujet de la toute première réparation chirurgicale du cœur.

 

On ne touche pas au cœur

Au 17ème siècle, il était odieux de toucher au cœur chirurgicalement parlant. C’était très mal vu par la confrérie des chirurgiens : « la nature a sa limite » peut-on lire.

Dans les années 1940, la trousse médicale du cardiologue se limitait à un stéthoscope, otoscope (appareil muni d'une petite ampoule pour voir dans les oreilles), de la nitroglycérine et de la morphine. Le stéthoscope a été inventé par le Dr René Laennec en 1817,dont on vient toutjuste de célèbre son 200e anniversaire.

Une des premières versions d'un stéthoscope

Je m'estime particulièrement privilégié d’avoir pu assister et participer, par le biais de la recherche clinique, à de nombreux développements technologiques et pharmaceutiques, lesquels visent à améliorer la qualité de vie et la longévité des patients atteints de problèmes cardiaques.

 

Attention! Il est cardiaque

Les plus âgés d’entre vous se rappelleront les visites chez un oncle ou une tante «cardiaque». C’est à peine si on pouvait respirer dans cette maison. Il ne fallait pas faire de bruit, chuchoter, ne pas bouger…

 

Maintenant l’important c’est de bouger

Aujourd’hui au contraire, on incite les gens à bouger et reprendre rapidement leurs activités physiques après un incident. Le terme « cardiaque » n’est d’ailleurs plus utilisé.

Au fil du temps, on a réalisé que les gens qui contrevenaient aux consignes de repos à la suite d’un infarctus avaient une bien meilleure évolution par rapport à ceux qui obéissaient à ces anciennes mises en garde.

Après de nombreuses études cliniques, des programmes de réhabilitation à l’exercice physique postévènement coronarien ont été mis en place. Ces programmes améliorent la qualité de vie, engendrent une meilleure condition physique, une meilleure confiance en soi et même une amélioration de l’espérance de vie.

 

Le cholestérol

Il y a une trentaine d’années, le cholestérol était un sujet pour les marginaux. Aujourd’hui tout le monde s’entend sur l’importance du cholestérol par rapport à la santé cardiovasculaire et son impact sur la survie.

 

Développements majeurs dans le traitement de l’insuffisance cardiaque

Les études cliniques ont permis d’améliorer la qualité de vie et la longévité des patients aux prises avec un diagnostic d’insuffisance cardiaque. Plusieurs médicaments ont révolutionné le traitement.

La thérapie non-pharmaceutique est tout aussi importante sinon davantage. Dans certains cas bien précis l’installation de défibrillateurs, ces supers pacemakers, permet de diminuer de façon importante le nombre de cas de mort subite.

 

Explosion des ressources technologiques de l’angioplastie coronarienne

L’avancement technologique et médicamenteux a fait en sorte de diminuer le nombre de chirurgies « à cœur ouvert ». Les limites de l’angioplastie coronarienne ont été largement repoussées et ont permis de diminuer le nombre de chirurgies cardiaques.

 

Des gains par essais et erreurs

Mais rien ne s’est fait sans heurt. Plusieurs échecs sont survenus. La persévérance de certains a porté fruit. Ce sont souvent les plus audacieux qui amorcent le mouvement et repoussent les limites, mais il reste beaucoup à faire. Les maladies cardiovasculaires sont encore au deuxième rang du tableau des mortalités, après les cancers.

La contribution des patients est continuellement sollicitée pour faire avancer la médecine par le biais d'étude ou de recherches cliniques.

 

Traiter, mais avant tout prévenir

Cette médecine n’est plus seulement restreinte à une visée curative, c’est-à-dire dans le but de traiter et de guérir la maladie, mais aussi de la prévenir en prenant le problème à la source : la modification de nos habitudes de vie.

Le meilleur traitement demeure toujours la prévention!

Retournons en arrière et revivons l’histoire… l’histoire de la cardiologie!