L'OXYGÉNATION DU COEUR ET SA CIRCULATION

06 janvier 2018

L'OXYGÉNATION DU COEUR ET SA CIRCULATION

Le cœur est une pompe musculaire de la grosseur de votre poingt.  Situé au centre du thorax, entre les deux poumons, c’est le moteur de la circulation.

Son fonctionnement normal est étroitement lié à son oxygénation.

Les artères coronaires

La livraison de son précieux carburant lui est assurée par les artères coronaires. Toute réduction en apport d’oxygène peut avoir des effets graves et parfois irréversibles sur le cœur.

Regardons de plus près les artères coronaires.

 

 

Coronaire Gauche et Droite


Les deux artères coronaires, la gauche et la droite, sont situées directement sur le cœur. Elles se ramifient sur tout le muscle cardiaque.

Les artères coronaires sont les premières à partir de l’aorte, ce gros vaisseau qui sort du coeur. Leur point de départ se situe immédiatement au-dessus de la valve aortique.

 

 

 

Pour les curieux, voici les noms des branches des artères

Les patients qui bénéficient d’une réparation des artères coronaires par l’installation d’un tuteur métallique, qu’on appelle aussi un stent, sont souvent curieux de connaître le nom de l’artère réparée. Voici donc quelques détails sur l’anatomie des artères coronaires.

 

L’artère coronaire gauche se divise en deux parties presqu’immédiatement après sont départ. On appelle ce premier segment le tronc commun.

 

Les branches qui s’en détachent sont les diagonales.

 

Une deuxième artère part du tronc commun, soit l’artère circonflexe. Elle contourne le cœur vers la gauche. Les branches qui s’en détachent se nomment les marginales.

 

L’artère coronaire droite contourne le cœur par la droite et, chez neuf personnes sur dix, elle descend à l’arrière du cœur vers la pointe. Elle longe la jonction d’attachement postérieur du ventricule droit au ventricule gauche. Cette portion d’artère se nomme l’interventriculaire postérieure.

 

Chez une personne sur dix, l’interventriculaire postérieure provient du prolongement de l’artère circonflexe du côté gauche du cœur.

 

L’oxygénation du cœur comporte des différences

La circulation sanguine dans le muscle cardiaque est particulière : contrairement à la circulation sanguine du corps, le sang cesse de circuler au moment de la contraction.

En effet, la contraction du muscle cardiaque écrase les branches qui y pénètrent pour l’oxygéner. La circulation du sang est donc interrompue pendant la contraction du ventricule gauche. Le sang peut seulement passer lorsque le cœur se relâche, c’est-à-dire pendant sa période de repos.

Malgré cela, les besoins en oxygène du cœur sont remplis de façon très efficace et amplement suffisante. Le corps humain est conçu pour oxygéner adéquatement ce moteur qui est responsable de faire circuler oxygène et nutriments vitaux vers le reste du corps.

En fait, même le tiers du temps de passage des globules rouges dans les capillaires suffirait pour livrer l’oxygène nécessaire au muscle cardiaque. Les capillaires sont les vaisseaux microscopiques où les globules rouges passent à la file indienne pour libérer l’oxygène vers le muscle et repartir avec le gaz carbonique généré par le travail cardiaque.

Tout fonctionne parfaitement tant que la demande en oxygène est en équilibre avec son apport.

 

Quatre facteurs de consommation du « carburant »

Examinons maintenant les quatre (4) facteurs qui déterminent les besoins en oxygène (02) du cœur. On pourrait les comparer à ce qui détermine la consommation d’essence d’une voiture.

Considérons :

 
  • L’état du filtre à air ; idéalement, il est bien nettoyé.
     
  • Le profil aérodynamique de la voiture
     
  • La force du moteur
     
  • La vitesse de la voiture
     

Pour le cœur, les besoins en oxygène sont déterminés par :

  • Le remplissage adéquat du ventricule gauche; il doit être ni trop vide ni trop plein.
  • La résistance du ventricule gauche à se vider de son contenu dans l’aorte
  • La vigueur de sa contraction
  • La fréquence cardiaque
  •  

Les médicaments pour le cœur agissent sur ces facteurs

 

Dans le cas de certaines maladies, comme pour l’angine, le médecin prescrit des médicaments pour réduire le travail cardiaque et ses besoins en oxygène (O2). La médication agit sur l’un ou plusieurs de ces facteurs de consommation d’oxygène.

 

Ça prend un transporteur d’oxygène

 

Pour ce qui est de l’apport d’oxygène, celui-ci dépend de la quantité de globules rouges présents dans le sang.

Ce sont eux les « petits bateaux » qui sont responsables de transporter l’oxygène dans le sang.

 

Ça prend des tuyaux

L’apport dépend également de l’état de la tuyauterie qui irrigue le cœur, soit les artères coronaires.

Ces tuyaux sont formées de trois couches

Les artères coronaires, comme toutes les autres artères de notre corps, sont formées de trois couches.

Chacune de ces couches a un rôle spécifique mais celle du centre est particulièrement importante dans le développement des plaques de cholestérol.

Couche intérieure :  intima

La couche intérieure nommée intima est comme une mince couche de téflon. Elle est responsable du maintien de la bonne santé du vaisseau et le protège contre la formation de caillot sanguin.

Elle sécrète naturellement des substances qui servent à dilater le vaisseau lorsque nécessaire, à le « lubrifier », empêchant d’autres substances nocives d’adhérer à la paroi comme l'action du téflon dans un poelon.

Une de ces substances sécrétées pourrait être comparée à la nitroglycérine que certains patients doivent utiliser pour soulager l’angine. L’intima aide donc à garder le vaisseau plus gros en cas de besoin.

Couche médiane :  média

La média, au centre, est plus épaisse et composée de cellules musculaires. Elle donne la possibilité à l’artère de se contracter, se ‘’spasmer’’ et de se dilater.

La nitroglycérine que les gens utilisent pour l’angine de poitrine agit sur cette couche. Elle la fait se relâcher. Le vaisseau devient alors plus gros, laissant passer plusde globules rouge et l’angine est soulagée.

C’est également l’endroit où les plaques de cholestérol s’installent et donnent leur aspect jaunâtre aux artères, vu de l’intérieur.

Couche externe : adventice

L’adventice est la couche de revêtement extérieur. C’est la partie plus résistante de l’artère qui offre un effet protecteur au vaisseau.

À la naissance, l’intérieur des artères coronaires est lisse et rosé. Le vieillissement altère la média. Elle perdra de sa souplesse, d’où le durcissement des artères avec l’âge.

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